Accueil

Genèse

Il semble que Jean-Max Eylaud, médecin, écrivain et philosophe, ait songé à la création de l’Académie Montesquieu dès le 31 juillet 1938, jour d’inauguration, à La Brède, du monument de Rispal dédié à Montesquieu. La société des amis de Montesquieu, fondée par Charles Dormontal (siège à la mairie du village et permanence au 7 cours de Gourgue à Bordeaux), songeait alors à la création d’un prix Montesquieu.

La fondation de l’Académie en 1945

L’idée du docteur Eylaud, relancée en 1942, ne voit donc le jour qu’au début de l’année 1945. L’Académie Montesquieu fixe alors son siège originel au Grand-Hôtel de Bordeaux, 2 place de la Comédie. Voir Michel Colle, L’Académie Montesquieu, genèse et fondation. Bordeaux, Les Dossiers d’Aquitaine, 2020.


Les statuts de l’Académie

Les  premiers statuts de cette société savante placée sous le régime de la loi de 1901 sur les associations furent déposés et enregistrés à la préfecture de la Gironde le 15 janvier 1945. Ils n’ont connu depuis que deux légères modifications en 1966 et 2001. Sa durée est illimitée et son siège est à Bordeaux, aux archives départementales.

Composée de membres titulaires élus à vie, l’Académie tient des réunions mensuelles, échelonnées de septembre à juin, au cours desquelles sont présentées des communications suivies de discussions. À l’occasion d’événements particuliers, les séances peuvent être publiques, voire solennelles. De même, des personnalités extérieures qualifiées peuvent être invitées à s’y exprimer.

L’Académie publie ponctuellement des Actes, recueil des principales communications présentées par ses membres et s’efforce d’éditer des travaux de plus grande ampleur réalisés par certains d’entre eux, ou des actes de colloques organisés par elle. Elle décerne en outre, tous les deux ans alternativement, un « Grand-Prix » à l’auteur d’un travail de haut niveau conforme aux buts définis à l’article I et peut attribuer un « Prix Jeune chercheur » à un étudiant français ou étranger, âgé de moins de 35 ans, ayant effectué une recherche d’importance. Enfin, l’Académie peut accorder son patronage à des manifestations culturelles.

Lorsque des membres titulaires souhaitent cesser leur activité, ils acquièrent de plein droit la qualité de membre honoraire de même que les lauréats du Prix de l’Académie Montesquieu celle de membre associé. L’Académie peut aussi s’attacher par un vote d’autres personnalités comme membres d’honneur ou membres associés.

L’histoire de l’Académie

L’Académie Montesquieu est liée depuis longtemps aux Archives départementales de Gironde. Elle y a d’ailleurs fixé son siège social. Le 7 juin 1971, le président Jean-Max Eylaud décide de leur confier les archives de l’Académie et signe à cet effet un contrat de dépôt. Dès l’année suivante, il en fait de même avec ses papiers personnels et professionnels, constituant ainsi deux ensembles distincts qui illustrent ses différentes fonctions.

Dans les années soixante-dix et jusqu’en juillet 1989, Jean Cavignac est le secrétaire général de l’Académie Montesquieu. Ses fonctions de conservateur-adjoint aux Archives de Gironde lui permettent de conseiller Jean-Max Eylaud puis Jean Dalat, à partir de 1977, dans l’accroissement et la constitution du fonds. Ainsi, s’y trouvent rassemblés les dossiers documentaires constitués par Charles Feytaud, médecin et érudit de Terrasson, de la fin du XIXe siècle à sa mort en 1921 ; on y trouve également les papiers d’érudit de Jean Dalat, président de chambre à la cour d’appel de Bordeaux, auteur d’un Montesquieu magistrat (1971) qui reçut le Prix Guizot de l’Académie française en 1974 et fut suivi d’un Montesquieu, chef de famille, publié en 1984.

En 1985, le directeur des Archives départementales, Jean Valette, succède comme président à Jean Dalat, gardant son fidèle adjoint, Jean Cavignac, comme secrétaire général, jusqu’à son décès précoce, le 14 juillet 1989, à 50 ans. Il est alors remplacé par Denise Bège-Seurin qui assure la fonction jusqu’au renouvellement du bureau en 1998, avec, pour secrétaire-adjointe, Élyette Benjamin-Labarthe qui rédige de nombreux comptes rendus de séances et assure la publication d’actes de l’académie.

En 1998, Christian Taillard succède à Jean Valette comme président de l’Académie. Maxime Lebreton puis Louis Bergès, élu peu après sa nomination comme directeur des Archives départementales, assurent le secrétariat général (à partir de 2002). En 2012, ce dernier est remplacé par le docteur Michel Colle.

Sous la présidence de Christian Taillard, la création d’un site internet dédié (https://www.academie-montesquieu.fr/) donne une visibilité plus grande à l’Académie et à ses activités, et génère finalement la constitution d’un fonds d’archives électroniques accessible en ligne. Parallèlement, Pascal Geneste, directeur-adjoint des Archives de Gironde, entreprend le classement du fonds déposé en 1971 par Jean-Max Eylaud et dresse le répertoire numérique détaillé du fonds. Complété pendant une quarantaine d’années, ce dernier est conservé sous la cote 44 J. Il devient le matériau indispensable à l’écriture de l’histoire de l’Académie.

Quand le président Taillard décide de se retirer en 2018, après vingt ans de présidence, c’est le vice-président Jean Mondot qui lui succède. En 2024, Jean Mondot choisit de céder la présidence à Michel Colle.

 

Michel Colle
Président de l’Académie Montesquieu

Jean Mondot
Président d’honneur de l’Académie Montesquieu

Pascal Geneste
Archiviste de l’Académie Montesquieu